L’abbaye cistercienne

Au 13ème siècle, Jeanne de Flandre, alors Jeanne de Constantinople, fonde l’Abbaye de Marquette qui prend le nom de « Repos de Notre-Dame » en hommage à la Sainte Vierge.

L’abbaye eut un grand renom de sainteté et fut si vénérée que des fidèles de divers états des pays voisins demandèrent une place dans les prières des religieuses, en échange de dons ou d’héritages.

Dans l’enceinte du monastère, la comtesse créa un hôpital pour les malades pauvres.

Considérée comme l’une des plus grandes abbayes de France, l’Abbaye de Marquette a évolué, au niveau architectural au fil des siècles, avec la création de nouveaux bâtiments selon les besoins et les évolutions artistiques des époques.

Puis vint la sanglante Révolution française… En 1792, les religieuses sont expulsées : sans surveillance et soumis au pillage des populations avoisinantes, les bâtiments sont incendiés en avril 1793. La nationalisation des biens du Clergé pendant la Révolution et la vente de l’abbaye aboutirent, au terme d’une interminable descente aux enfers, à la destruction progressive et totale des bâtiments. L’industrialisation du site puis la Grande Guerre achèvent définitivement l’abbaye : non seulement, il ne reste rien en élévation mais même le sous-sol est en partie détruit.

Des campagnes successives de fouilles, dont la première fut lancée en 2003 à l’initiative de la Ville, ont cependant permis de révéler certains trésors de l’abbaye : le chevet de l’abbatiale, le soubassement du mausolée de Jeanne de Flandre, la dalle funéraire de Gille de Dadizelle (exposée à Notre-Dame de Lourdes), des carreaux de pavement de l’église…

En attente de reconversion, le site devrait être transformé à moyen terme en jardin archéologique.

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