
"Des avancées récentes"
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Depuis 2001, le chironome riparius a fait son apparition le long des berges de la Deûle et de la Marque. Depuis cette même année, la Ville essaie d'apporter une réponse concrète à la prolifération de cet insecte qui entre dans nos maisons, investit nos jardins...
Le chironome riparius, un moustique pas comme les autres
Contrairement au moustique traditionnel, le chironome riparius se déplace en groupe et ne pique pas. Son arrivée à Marquette est liée à la légère amélioration de la qualité des eaux de la Marque. Amélioration qui n'a toutefois pas favorisé le développement des prédateurs censés se nourrir des larves de riparius. Ces dernières naissent et se développent dans les sédiments. La deuxième étape de leur vie est la transformation en nymphe, opération qui se déroule cette fois dans l'eau de la Marque et de la Deûle. Une fois l'éclosion opérée, le chironome sort de l'eau. Sa durée de vie est alors de 72 heures. Son premier réflexe : sa cacher, s'abriter (d'où l'invasion dans les maisons, dans les arbustes de nos jardins).
Le Centre et l'Abbaye directement concernés
La Marque est le facteur essentiel de l'invasion de chironomes : le léger mouvement d'eau déplace les sédiments en contrebas, c'est-à-dire à la confluence avec la Deûle. Une fois arrivés là, les sédiments suivent le courant qui les pousse vers Wambrechies. Les habitations de ce secteur sont donc plus particulièrement touchées.
La Ville en ordre de bataille
Depuis 2002, la Ville travaille dans le but de stopper la prolifération de cet insecte. Traitements, demandes d'analyses auprès des acteurs concernés (Voies navigables de France, Conseil général, préfecture...), curage de la Marque... La question des compétences dans ce domaine n'a fait que retarder les choses, chacun se renvoyant la balle. Seule face à ce problème, la Ville n'a donc jamais relâché la pression jusqu'à l'obtention, en 2009, de réponses concrètes.
Aujourd'hui, où en est-on ?
Les analyses des experts permettent désormais de comprendre le mode de vie du chironome. La Ville peut donc désormais agir avec ses moyens. La première étape a consisté à acquérir et à poser des lampes spécifiques qui permettent de détruire une majorité de chironomes dès leur sortie de l'eau. En 2009, cinq lampes ont été installées le long des berges, formant une barrière anti-riparius. Dix autres ont été installées au printemps 2010 dans les quartiers afin de créer une véritable barrière de protection.
Chironomes : l'avis du scientifique en vidéo
Si la destruction des larves et des nymphes est directement liée à la qualité de l'eau (et donc difficile à maîtriser), nous disposons d'autres moyens, en plus des lampes, pour détruire les adultes. La plantation de buissons le long des berges permettrait de créer une barrière naturelle pour abriter les chironomes dès leur sortie de l'eau. La réintroduction des prédateurs est également envisagée.
Téléchargez des extraits de l'analyse scientifique ici
Devenez biogardien !
Chacun peut contribuer à l'éradication du problème "riparius" en s'assurant de préserver et de favoriser le développement des prédateurs. A votre échelle, vous pouvez favoriser la biodiversité et devenir un "biogardien marquettois". Pour cela, profitez des beaux jours pour construire des nichoirs qui accueilleront les oiseaux, alliés de choix dans la lutte contre le chironome. Nichoirs qui seront également construits par les enfants des accueils de loisirs, dans une démarche pédagogique. Ensemble, devenons des garants de la biodiversité.
Téléchargez le plan de construction d'un nichoir
2001
apparition du chironome
2001-2004-2006
traitements
2003
traitement en juin / demande d'étude scientifique / sollicitation du préfet
2005
traitements et nouvelle sollicitation du préfet
2008
le Conseil général accepte de financer une étude scientique
2009
résultats de l'analyse / pose de cinq lampes
2010
pose de dix lampes / installation de nichoirs