Vous êtes ici: Accueil \ Découvrir la Ville \ Histoire & Patrimoine \ Archéologie

Archéologie

Une abbaye cistercienne, un cimetière mérovingien, un village gallo-romain, une zone économique de l'Age de Bronze... Les campagnes de fouilles archéologiques préventives ou programmées révèlent à chaque fois leurs lots d'indice en terme d'histoire locale. Marquette est une terre d'histoire riche aujourd'hui connue pour ses trésors du passé.

L'Abbaye cistercienne : le joyau retrouvé

Depuis 2003, date des premiers sondages archéologiques, l'abbaye cistercienne créée au XIIIème siècle par la comtesse Jeanne de Flandre livre peu à peu ses secrets. Des vestiges et des fondations de bâtiments remarquablement conservés malgré l'occupation industrielle (Rhodia) permettent d'en savoir plus sur l'histoire marquettoise lors de chaque campagne de fouilles réalisées par la société Archéopole.

Depuis 2004, la société Archéopole procède régulièrement à des campagnes de fouilles et en analyse les résultats. Des campagnes qui ont d'ailleurs permis de mettre notamment à jour le tombeau de Jeanne de Flandre. L'abbaye, avec son abbatiale, ses parties communautaires (réfectoire, infirmerie...), économiques (grange dimière, cense...) est aujourd'hui considérée comme une des plus grandes de France.

A terme, la Ville fera de cet espace un jardin archéologique.

Plan de l'abbaye cistercienne de Marquette daté de 1686.

Haut-Touquet : une zone historique dense

Avant l’aménagement de la ZAC situé dans le quartier du Haut-Touquet, des fouilles archéologiques préventives ont eu lieu durant l’hiver 2005-2006. Cette zone a mis en évidence une dense occupation gallo-romaine avec des bâtiments et des réseaux fossoyés. 130 tombes mérovingiennes et trois chambres funéraires, réservées à des individus d'un haut rang social, ont également été découvertes sur cette même zone. Une grande quantité de matériel daté de cette même époque (armements, bijoux, verreries...) permettra d'en savoir plus quant aux appartenances culturelles des occupants de la Vallée de la Deûle et de dater précisément le cimetière.

La Becquerelle : un trésor dans le puits

Pendant sept mois, de juillet 2008 à janvier 2009, les archéologues désormais habitués au secteur marquettois, ont fouillé 3 hectares sur le site qui fait face à l’étang de pêche, rue Saint-Jean de Dieu. Après la phase de terrassements mécaniques, il est apparu que le site de la Becquerelle était caractérisé par de nombreux fossés datant de la fin de l’Age du Bronze (soit environ 1 000 ans avant notre ère) jusqu’à l’Antiquité (IIIème siècle). L’analyse des quatre puits découverts sur ce site traduit la présence d’une zone de villages ou de petites agglomérations dans les alentours, pouvant drainer des activités commerciales ou artisanales. Et pour cause, de nombreux objets en fer (petit outillage, pied de cordonnier, chaudron), des chaussures (semelle en clous), deux plateaux de balance... ont été retrouvés dans ces puits.

Un des quatre puits a même livré un trésor monétaire de 79 sesterces en cuivre et en bronze, datant de la fin du IIème siècle avant Jésus-Christ. Des pièces de monnaie qui sont frappées à l’effigie de Commode, empereur romain qui gouverna de 180 à 192 ; d’Antonin le Pieux, empereur romain qui régna de 138 à 161… Ce trésor exceptionnellement bien conservé au fond d’un des puits devait être caché au niveau de la margelle dans un contenu périssable tombé accidentellement.

A terme, l’étude des puits qui passe notamment par l’analyse des bois permettra de dater à l’année près cette zone de la Becquerelle. L’étude d’ossements humains, de l’ensemble des objets retrouvés, dont celle des pièces par un numismate... devrait apporter encore plus d’indices sur la vie locale à cette période de l’histoire.

Un trésor monétaire de 79 sesterces en cuivre et en bronze a été retrouvé dans un des quatre puits.Une semelle de chaussure, des outils... ont également été découverts.